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Veste kaki

Le kaki : origine et nuances

Le kaki désigne une famille de teintes terreuses plutôt qu’une couleur unique : elle va du beige légèrement vert au brun teinté de vert. Son nom renvoie à la poussière et à la terre, tandis que son emploi dans l’habillement est souvent associé aux uniformes britanniques en Inde. Dans une tenue, la nuance choisie modifie nettement le rendu : un kaki clair paraît plus doux, un ton brun plus rustique et un vert sombre plus marqué. Le nom du fruit kaki, lui, vient du japonais et n’a pas la même origine.

D’où vient le mot

Le mot français « kaki » vient de l’ourdou khaki, dérivé du persan khak. Ce terme signifie « poussière » ou « couleur de terre » : il décrit une teinte mate et terreuse, plutôt qu’un vert vif. Cette étymologie explique pourquoi le kaki peut tirer vers le beige, le brun ou le vert selon la nuance retenue.

Dans l’histoire de l’habillement, le mot est habituellement associé aux premiers uniformes britanniques en Inde et au Corps of Guides, élevé par Harry Lumsden à Peshawar. La teinte terreuse se distinguait des couleurs éclatantes portées par certaines armées et convenait mieux à un environnement poussiéreux. Cette association a durablement lié le kaki aux vêtements militaires, avant que la couleur ne soit adoptée dans la mode civile. L’histoire de la veste kaki s’enracine ainsi à la fois dans le sens du mot et dans cet usage militaire, sans que cela impose une seule nuance précise.

Kaki, olive et vert armée

Le kaki couvre une échelle chromatique allant du beige-vert pâle au brun-vert sombre. Une nuance claire comporte davantage de beige et évoque une couleur sèche, tandis qu’un kaki brun paraît plus chaud et plus terreux. Il n’existe pas une seule teinte universelle : selon la formulation du colorant, le support et le rendu recherché, deux vêtements vendus comme kaki peuvent être sensiblement différents.

Le vert olive se distingue généralement par une composante verte et jaune plus visible. Il peut paraître plus lumineux ou plus végétal qu’un kaki brun, même lorsque les deux tons restent sourds. Le vert armée, à l’inverse, désigne souvent une nuance plus profonde et plus sombre, avec une présence visuelle plus affirmée. Ces appellations se recouvrent parfois dans le commerce, mais elles ne sont pas interchangeables lorsqu’on compare précisément des vêtements côte à côte.

Ces nuances de vert pour vêtements n’ont pas le même effet sur une silhouette. Un beige-vert clair attire moins l’œil qu’un olive jaune, qui apporte une note plus vive ; un brun-vert donne un aspect plus patiné, tandis qu’un vert armée renforce le caractère graphique de la tenue. En habillement, les tons clairs se lisent comme des couleurs naturelles et décontractées, alors que les tons profonds évoquent plus directement les tendances militaires en mode. Le choix dépend donc de l’effet recherché et de la nuance réelle, plutôt que du seul nom indiqué sur l’étiquette.

Le kaki et le fruit kaki

Le kaki, nom français du fruit appelé persimmon en anglais, est d’origine japonaise. Il ne partage pas l’étymologie de la couleur kaki, qui vient de l’ourdou khaki, lui-même issu du persan khak. La ressemblance tient donc au mot employé en français, et non à une origine commune. Le fruit peut être orange à maturité, mais cette couleur ne définit pas le kaki utilisé pour désigner une teinte de vêtement.

Les grands types de veste kaki

Les vestes kaki se distinguent par leur coupe, leurs détails fonctionnels et leur degré de protection. Certaines viennent de vêtements conçus pour l’équipement militaire, tandis que d’autres privilégient les poches pratiques ou une silhouette plus courte. Ces différences influencent la façon de les porter et les couches qu’elles peuvent accueillir. Voici les principaux modèles, de la field jacket au gilet d’extérieur.

La veste militaire de type M-65

La M-1965, plus souvent appelée M-65, a été introduite en 1965 pour remplacer la M-1951. Celle-ci constituait déjà une évolution de la M-1943, avec une conception pensée pour répondre aux besoins du terrain. Cette succession explique pourquoi les trois modèles partagent une allure de field jacket, tout en présentant des différences de construction. La M-65 est notamment reconnaissable à sa coupe ample, ses quatre poches à soufflet et sa fermeture protégée par un rabat.

La teinte militaire associée à la M-65 est l’OG-107, un vert olive standardisé dans l’habillement de l’armée américaine. Sa capuche se replie dans le col lorsqu’elle n’est pas utilisée, ce qui libère l’encolure et évite d’avoir une pièce séparée à transporter. Sur la M-1951, au contraire, la capuche était distincte et se fixait à la veste. Ce détail permet de différencier les deux générations, même si les coupes peuvent sembler proches sur une photographie.

La M-1951 utilisait un coton sateen d’environ 9 oz, soit près de 305 g/m². Ce tissu serré était résistant au vent et déperlant, des propriétés adaptées à une veste de terrain portée comme couche extérieure. La M-65 reprend l’idée d’une enveloppe robuste, mais son intérêt tient aussi à ses réglages : cordon de taille, poignets ajustables et col montant protégé par le rabat. Selon le modèle, une doublure amovible peut compléter la veste quand la température baisse.

Pour une tenue actuelle, sa coupe généreuse se porte facilement sur un pull fin ou un sweat, avec un pantalon droit et des chaussures solides. Au printemps ou à l’automne, elle fonctionne comme couche extérieure lorsque le temps reste frais sans exiger un manteau épais. Une version ample convient à une silhouette décontractée ; une coupe plus ajustée donne un rendu moins utilitaire. Parmi les modèles de veste kaki, la M-65 est donc le choix le plus pertinent si vous cherchez des poches nombreuses et une construction inspirée de l’équipement de terrain.

La saharienne

La saharienne reprend les codes d’une veste de style safari : une silhouette structurée, des poches plaquées et, le plus souvent, une ceinture qui marque la taille. Ses détails pratiques la rendent adaptée aux journées douces, tandis que sa coupe se prête aussi bien à une tenue décontractée qu’à un ensemble plus habillé.

  • La ceinture, généralement passée dans des passants, permet de resserrer la taille et de moduler la silhouette sans modifier le volume des épaules.
  • Les poches plaquées, souvent disposées sur la poitrine et les hanches, offrent un rangement accessible et renforcent l’allure utilitaire caractéristique du modèle.
  • Les pattes d’épaule apportent une finition structurée ; sur certaines versions, elles accentuent le caractère safari sans rendre la veste plus encombrante.
  • Des ouvertures ou panneaux de ventilation peuvent favoriser la circulation de l’air, un détail appréciable lors des journées chaudes et ensoleillées.
  • Une saharienne légère accompagne une chemise et un pantalon droit au printemps ; en été, elle se porte sur un haut fin avec des pièces peu épaisses.

Pour une allure casual, portez-la ouverte sur un tee-shirt et un pantalon simple ; ceinturée, elle dessine une ligne plus nette sur une robe ou une chemise. Les modèles en kaki conservent leur aspect fonctionnel, mais une coupe épurée et des poches discrètes rendent la veste facile à intégrer dans une tenue urbaine.

Le bomber

Le MA-1 a été développé pour l’USAF dans les années 1950 afin d’équiper les pilotes. Il a pris le relais des blousons B-15, réalisés en cuir ou en laine selon les versions. L’évolution vers une veste plus adaptée aux cockpits des avions à réaction explique sa silhouette courte et fonctionnelle : elle s’arrête généralement à la taille et limite l’excès de tissu autour du pilote.

Le col, les poignets et le bas sont finis par des bord-côtes tricotés, qui maintiennent le blouson près du corps. La fermeture à glissière centrale et les poches latérales contribuent à son dessin net, facilement reconnaissable. Sur les modèles historiques, la doublure orange pouvait être retournée et rendue visible en situation de sauvetage, afin de faciliter le repérage du pilote. Cette doublure contrastante est devenue l’un des détails les plus associés au MA-1, même si les versions civiles n’en reprennent pas toujours la fonction.

En kaki, le bomber garde une allure plus compacte qu’une veste de terrain et convient à ceux qui préfèrent une coupe courte. Il se porte au printemps et à l’automne sur un tee-shirt, une chemise ou un pull léger ; une doublure épaisse peut prolonger son usage lorsque les températures baissent. Pour une silhouette casual, associez-le à un jean droit et des baskets sobres. Avec un pantalon plus habillé et des chaussures en cuir, choisissez un modèle peu chargé en écussons et en poches pour préserver une ligne équilibrée. La longueur du blouson fonctionne particulièrement bien avec des pantalons taille moyenne ou haute, car elle évite de couper visuellement le buste.

La veste matelassée

La veste matelassée kaki se reconnaît à ses surpiqûres qui maintiennent le garnissage et dessinent sa surface ; pour comparer ses formes, ses doublures et ses usages, consultez le dossier consacré à ce modèle.

La veste sans manche

La veste sans manche, ou gilet d’extérieur, ajoute une couche de rangement et de protection au printemps ou en automne sans couvrir les bras ; le dossier spécifique à ce modèle présente ses coupes et ses usages.

Matières et saisons

Le tissu détermine le poids, le confort thermique et la protection au vent d’une veste kaki, mais aussi la manière dont elle se comporte sous une pluie passagère. Une toile de coton dense convient aux journées fraîches et sèches, tandis qu’un tissu synthétique léger se porte plus facilement au printemps. La laine apporte davantage de chaleur, au prix d’une veste généralement plus lourde. Pour choisir, tenez compte de la saison, de l’activité prévue et des couches que vous porterez dessous.

Coton, toile et gabardine

Le coton existe sous plusieurs armures, c’est-à-dire selon différentes façons d’entrecroiser les fils. La toile, à armure simple, présente une surface régulière et une tenue franche. Sa résistance dépend de la densité du tissu : une toile serrée supporte bien les frottements d’un usage quotidien, mais une toile fine laisse davantage passer l’air et se froisse plus facilement. Pour une veste de mi-saison, une toile de coton de poids moyen offre un compromis entre souplesse et maintien.

Le satin de coton, parfois désigné par le terme anglais « cotton sateen », possède une armure dense dont la surface est lisse. Cette densité limite les courants d’air et confère une bonne résistance au vent, sans rendre le tissu imperméable. Le satin de coton est souvent plus souple au toucher qu’une toile robuste, mais il peut marquer ou se lustrer aux zones de frottement. Il convient au printemps et à l’automne, lorsque la température reste modérée et que la veste n’a pas à affronter une pluie soutenue.

La gabardine de coton est une armure sergée dense, reconnaissable à ses fines côtes obliques. Son tissage compact résiste bien au vent et à l’usure, tout en conservant une certaine respirabilité. Elle froisse généralement moins qu’une toile légère, même si les plis peuvent rester visibles après une longue journée assise. La gabardine est adaptée aux journées fraîches de printemps et d’automne, et peut convenir à un hiver doux si un pull ou une couche isolante est porté dessous.

Pour ces trois tissus, la densité compte davantage que le seul nom de l’armure : deux vestes en toile peuvent avoir des comportements différents selon leur poids et leur finition. Le coton absorbe l’humidité et sèche moins vite que le nylon ou le polyester. Une finition déperlante peut aider lors d’une averse brève, mais elle ne transforme pas la veste en vêtement étanche. Les matières des vestes kaki en coton sont donc particulièrement pratiques par temps frais et plutôt sec, avec une couche supplémentaire lorsque le thermomètre descend.

Nylon et polyester

Le nylon est apprécié pour sa légèreté et sa résistance à l’abrasion. En tissu fin, il donne une veste facile à porter au printemps et à glisser dans un sac quand la journée se réchauffe. Un tissage serré coupe efficacement le vent, mais une étoffe très fine peut manquer de tenue et se déchirer plus facilement qu’une toile épaisse si elle est accrochée. Le comportement dépend donc de l’épaisseur, du tissage et des renforts, pas seulement du nom de la fibre.

Le polyester offre un comportement comparable : il est léger, sèche rapidement et garde généralement mieux sa forme que le coton après lavage. Un tissu serré protège du vent ; une finition déperlante aide l’eau à perler lors d’une averse courte. Cette finition n’assure toutefois pas une étanchéité complète : une couture non protégée ou une pluie persistante peut laisser passer l’eau. Déperlant ne signifie pas imperméable.

La respirabilité varie selon la construction. Un tissu synthétique simple, sans enduction, laisse mieux s’échapper la vapeur qu’une étoffe recouverte d’un film ; les couches enduites protègent davantage de l’eau, mais peuvent retenir la chaleur pendant une marche soutenue. Pour le printemps, choisissez une matière légère et non doublée si vous bougez beaucoup. En automne, un nylon ou un polyester plus dense coupe mieux le vent et peut recevoir une couche fine dessous.

Ces fibres s’entretiennent généralement facilement, mais les consignes de l’étiquette priment : certains traitements déperlants supportent mal une température élevée ou un assouplissant. Un lavage doux et un séchage à basse température, lorsqu’ils sont autorisés, préservent mieux la finition. Après plusieurs lavages, l’eau peut moins bien perler ; un produit de réimperméabilisation adapté au textile peut restaurer la déperlance, sans garantir pour autant une protection étanche.

Laine et mélanges

La laine emprisonne de l’air entre ses fibres et procure une isolation appréciable lorsque la température baisse. À construction comparable, une veste en laine est toutefois plus lourde qu’un modèle léger en nylon ou en polyester. Son épaisseur et son poids varient selon le tissu : un drap de laine compact apporte une sensation plus structurée, tandis qu’un mélange plus souple se porte plus facilement sous un manteau. La laine convient à l’automne et à l’hiver doux, notamment lorsque les journées fraîches alternent avec des périodes moins froides.

Les mélanges associent la laine à des fibres synthétiques ou au coton afin de modifier le toucher, la tenue ou la facilité d’entretien. Une proportion de polyester peut aider le tissu à mieux garder sa forme et à sécher plus vite qu’une laine pure ; la composition exacte reste déterminante. Ces tissus restent isolants, mais leur poids et leur respirabilité dépendent aussi de la densité et de la doublure. Une veste épaisse avec doublure chauffe davantage qu’un tissu de laine léger, même si les étiquettes indiquent une composition voisine.

En mi-saison, une laine de poids modéré se porte sur une chemise ou un haut fin. Pour un hiver doux, une veste en laine ou en mélange peut accueillir un pull dessous, à condition que la coupe laisse assez d’aisance aux épaules et aux manches. La superposition améliore le confort sans exiger une épaisseur excessive dans le vêtement extérieur. En revanche, une pluie prolongée n’est pas idéale : la laine absorbe l’humidité et sèche plus lentement qu’une matière synthétique légère.

L’entretien demande davantage d’attention que pour une toile de coton lavable en machine. Vérifiez l’étiquette avant tout lavage : certains mélanges acceptent un cycle délicat, tandis que d’autres nécessitent un nettoyage professionnel. Entre deux ports, aérer la veste et la brosser doucement avec une brosse à vêtements suffit souvent à retirer poussière et peluches. Une laine bien aérée n’a pas besoin d’être lavée après chaque utilisation, ce qui limite les manipulations susceptibles de déformer les fibres.

Quelle épaisseur pour quelle saison

Choisissez d’abord la structure du tissu en fonction des températures habituelles et de la durée passée dehors. Les repères de température ci-dessous sont indicatifs : le vent, l’activité et les vêtements portés dessous changent nettement la sensation de froid.

Repères de tissu et d’épaisseur selon la saison
Saison et température indicativeTissu et structure à privilégierVent et eauUsage conseillé
Printemps, environ 10 à 18 °CToile de coton légère à moyenne, ou nylon et polyester fins, sans doublure épaisseUne toile serrée ou un synthétique compact coupe le vent ; une finition déperlante aide sous une averse courte, sans rendre la veste étanchePour les journées variables, portez une couche légère dessous et choisissez une veste facile à retirer lorsque la température monte.
Automne, environ 5 à 15 °CGabardine ou satin de coton dense ; nylon ou polyester plus épais, éventuellement doublé d’une couche fineLe coton dense et le tissu synthétique serré limitent le passage du vent ; la protection contre l’eau dépend de la finitionCette épaisseur convient aux sorties fraîches ; ajoutez un pull fin lorsque vous restez longtemps dehors ou que la température approche le bas de la plage.
Hiver doux, environ 0 à 10 °CLaine ou mélange plus épais, ou veste en coton dense portée sur un pull et une couche intermédiaireUne étoffe compacte protège du vent, mais la laine et le coton ne remplacent pas une protection imperméable sous une pluie durableLa superposition apporte de la chaleur modulable ; vérifiez que les épaules et les manches restent confortables avec le pull.
Été frais, environ 15 à 22 °CNylon ou polyester très léger, ou toile de coton fine, sans doublureLe tissage serré peut bloquer une brise ; la protection contre l’eau reste limitée à une éventuelle déperlanceRéservez cette épaisseur aux soirées fraîches et aux vents légers, plutôt qu’aux journées chaudes ou aux pluies soutenues.

Pour une veste portée surtout au printemps ou à l’automne, une toile ou une gabardine de poids moyen offre une bonne tenue et coupe le vent sans imposer une doublure chaude. Si vous devez privilégier la légèreté ou affronter des averses brèves, un nylon ou un polyester traité est plus adapté ; pour les journées froides, la laine ou les couches superposées isolent mieux.

Avec quelles couleurs l’associer

Les associations avec la veste kaki dépendent surtout du contraste recherché et des couleurs déjà présentes dans la tenue. Les neutres apportent une base facile à porter, tandis qu’une teinte vive peut réveiller une silhouette sobre. Le blanc, le marine, le noir, le gris, le camel et le denim bleu fonctionnent chacun avec une nuance différente de kaki. Pour un accent plus marqué, le bordeaux, la moutarde, la rouille ou le bleu électrique s’intègrent par petites touches. L’équilibre se joue dans le nombre de couleurs et dans leur répartition entre le haut, le bas et les accessoires.

Les neutres

Les neutres donnent à la veste kaki un cadre lisible sans lui retirer son caractère. Le choix dépend de l’effet recherché : contraste net avec le blanc, allure urbaine avec le noir ou douceur avec le camel.

  • Un tee-shirt blanc et un jean brut éclairent une veste kaki ; des baskets blanches prolongent le contraste sans ajouter de couleur dominante.
  • Un pantalon marine et une chemise bleu pâle créent une tenue soignée ; le marine souligne le kaki sans produire un contraste aussi dur que le noir.
  • Un pantalon noir droit et un haut noir composent une base sobre ; la veste devient le point de couleur, surtout avec des chaussures noires mates.
  • Un pull gris clair adoucit un kaki soutenu, tandis qu’un pantalon gris anthracite convient à une veste plus claire et donne une silhouette graphique.
  • Un pantalon camel ou beige chaud accompagne bien un kaki olive ; une chemise écrue évite que l’ensemble ne paraisse trop uniforme.
  • Le denim bleu moyen apporte une touche décontractée : associez une veste kaki à un jean droit, un tee-shirt écru et des bottines brunes.

Pour une tenue de semaine, le duo veste kaki et pantalon marine fonctionne avec une chemise blanche et des chaussures en cuir brun. Le week-end, un jean bleu et un haut gris suffisent à construire une silhouette simple, sans multiplier les accessoires.

Les couleurs vives

Une couleur vive peut apporter du relief à la veste kaki, à condition de rester identifiable comme un accent. Un vêtement coloré ou un accessoire suffit généralement à attirer le regard sans concurrencer la veste.

  • Un pull bordeaux sous une veste kaki donne une association profonde ; gardez le pantalon noir ou gris pour ne pas ajouter un troisième ton fort.
  • Une écharpe moutarde réchauffe une veste kaki et un jean bleu ; un haut blanc ou écru équilibre cette touche lumineuse près du visage.
  • Un tee-shirt rouille fonctionne avec un kaki olive et un pantalon beige ; des chaussures brunes reprennent la chaleur de la couleur sans la répéter partout.
  • Un sac bleu électrique dynamise une tenue composée d’une veste kaki, d’un haut noir et d’un jean brut ; évitez d’ajouter un autre accessoire vif.

Le bordeaux et la rouille s’accordent particulièrement bien aux bases neutres, tandis que le bleu électrique crée un contraste plus franc. Placez la couleur sur une seule pièce visible, comme un pull, un foulard ou un sac, et laissez les autres vêtements dans des tons calmes.

Si la veste est très foncée, une touche claire ou saturée ressort davantage ; avec un kaki clair, préférez une couleur vive sur un accessoire afin de garder une silhouette équilibrée.

Les erreurs à éviter

Une tenue autour du kaki perd facilement en relief si les teintes et les détails se confondent. Quelques ajustements permettent de conserver une silhouette nette, même avec des couleurs et des matières décontractées.

  • Associer deux verts presque identiques peut donner l’impression d’un ensemble dépareillé ; choisissez plutôt un contraste visible entre kaki et vert sapin, ou remplacez l’un des verts par du blanc.
  • Cumuler veste à poches, pantalon camouflage, rangers et ceinture militaire charge la tenue de références uniformes ; gardez un seul élément d’inspiration militaire.
  • Réunir toile épaisse, grosse maille rustique et denim très délavé alourdit la silhouette ; une chemise lisse ou un pantalon sobre apporte une surface plus nette.
  • Porter une veste kaki avec un haut kaki et un pantalon beige trop proche en valeur manque de contraste ; ajoutez du blanc, du marine ou du denim bleu.

Vérifiez les couleurs à la lumière du jour : deux verts qui semblent distincts en intérieur peuvent se rapprocher dehors. Un contraste de matière ou une pièce neutre aide aussi à séparer visuellement la veste du reste de la tenue.

Pour une silhouette équilibrée, réservez les détails militaires à la veste et choisissez un pantalon de coupe simple. Un haut blanc ou gris crée alors une séparation claire sans détourner l’attention de la pièce principale.

Questions fréquentes sur la veste kaki

Quelques repères concrets permettent de choisir, porter et entretenir une veste kaki selon votre tenue et votre usage.

Que porter avec une veste kaki ?

Une veste kaki s’accorde facilement avec un jean brut, un pantalon beige ou un haut blanc cassé. Pour une tenue décontractée, portez-la ouverte sur un tee-shirt écru, avec un jean droit et des baskets sobres ; un pantalon noir et des bottines donnent une allure plus urbaine. Une chemise bleu clair fonctionne aussi sous une coupe structurée. Gardez les accessoires simples, par exemple une ceinture en cuir brun et un sac uni, afin de ne pas surcharger la silhouette. Astuce pratique : reprenez une couleur de votre haut dans vos chaussures ou votre sac pour créer un ensemble cohérent.

Quelle différence entre veste kaki et veste militaire ?

Une veste kaki se définit par sa couleur, tandis qu’une veste militaire renvoie à une coupe ou à des détails inspirés de l’équipement des armées. Une pièce civile peut être kaki sans reprendre de codes militaires ; inversement, une veste d’inspiration militaire existe dans d’autres couleurs. Les modèles militaires présentent souvent des poches plaquées, des boutons-pression, une fermeture robuste ou des pattes de réglage. Leur origine est fonctionnelle, mais ces détails sont aujourd’hui repris dans la mode. Pour un style discret, choisissez une coupe épurée avec peu de poches ; pour une allure utilitaire, privilégiez les détails visibles.

Une veste kaki se porte-t-elle toute l’année ?

Oui, une veste kaki peut se porter toute l’année si son épaisseur et les vêtements portés dessous conviennent à la saison. Au printemps et en automne, une pièce légère se porte sur une chemise ou un tee-shirt ; en hiver, une coupe plus ample permet d’ajouter un pull et une couche intermédiaire. En été, une veste fine sert surtout lors des soirées fraîches. La matière, la doublure et la possibilité de superposer des couches comptent davantage que la couleur. Conseil pratique : au changement de saison, vérifiez que vos manches permettent de porter une couche supplémentaire sans tirer aux épaules.

Quelle matière choisir pour une veste kaki ?

Choisissez la matière selon l’usage : le coton convient à une veste polyvalente, le nylon à une pièce légère et la laine à une tenue plus chaude. Une toile de coton résiste bien à un port fréquent et gagne en souplesse avec l’usage ; le nylon sèche rapidement et se révèle pratique pour les déplacements. La laine ou un mélange contenant de la laine apporte davantage de chaleur par temps froid, mais demande de suivre les consignes d’entretien. Examinez aussi la doublure et les coutures, qui influent sur le confort. Conseil concret : touchez le tissu et essayez la veste avec la couche que vous porterez dessous.

Comment entretenir une veste kaki ?

Entretenez une veste kaki en suivant d’abord les indications de son étiquette, notamment la température de lavage. Les noms des fibres et la composition textile figurent sur l’étiquette conformément au Règlement (UE) No 1007/2011. Les symboles d’entretien relèvent du système GINETEX et de la norme ISO 3758 ; respectez toujours la température indiquée, plutôt que de choisir un cycle plus chaud. Fermez les boutons et les fermetures, puis retournez la veste avant le lavage pour limiter les frottements. Si l’étiquette indique un nettoyage professionnel, confiez-la à un pressing. Pour sécher, suivez également les symboles et évitez le sèche-linge s’il est interdit.

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